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Articles avec #biographies & bibliographies catégorie

2010-03-11T00:06:00+01:00

CHINUA ACHEBE

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CHINUA ACHEBE

Chinua Achebe est considéré comme le plus immense des auteurs africains de langue anglaise. Ibo né en 1930 à Odigi, Nigéria, c’est un fils de fervents chrétiens qui poursuivra ses études grâce à une bourse et  étudiera à l’université d’Ibadan. Il suivra une formation à la BBC avant d’entrer à la NBC (Nigerian Broadcasting corporation) en 1954.

A 25 ans, il écrit son 1er roman, « Things fall apart – Le monde s’effronde », en réaction à  « Mister Johnson », récit aux relents fortement racistes de Joyce Cary, lu au lycée. Publié en 1958, ce phénomène littéraire tirera à 400 00 exemplaires dès 1969 et passera la barre des 3 millions 20 ans plus tard.

La guerre du Biafra éclate en 1967 alors qu’il a quitté la NBC un an plus tôt. Il sera d’abord diplomate pour le camp Biafra puis reporter de guerre pour le  "Sunday Times"  notamment pour décrire, analyser et faire comprendre ce qui se passe au Nigeria pendant cette période.

 

Au sortir de la guerre, il accepte un poste d’enseignant à l'Université américaine du Massachussets et participe à la création d’Okike, qui deviendra l’un des plus influents magazines littéraires africains.

 

Il continue d’écrire romans, essais, nouvelles, poésie. Et accumule les doctorats honoraires et les prix littéraires internationaux. A presque 80 ans, il reste une figure incontounable de la littérature et a fait partie des favoris pour le prix nobel de littérature en 2000. En 2007, il obtient l’équivalent anglais du Goncourt, le Man Booker International. Il est  aujourd’hui professeur de littérature au Bard College de New York.


T G 

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2010-03-10T23:13:00+01:00

Mongo Beti (né BIYIDI AWALA)

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Nous inaugurons avec Mongo beti notre première vraie bio de l'auteur.

Il apparaît assez complexe de présenter un auteur de l’envergure d’Alexandre Biyidi, plus connu sous le nom de Mongo Béti. C’est son livre Main basse sur le Cameroun : autopsie d’une décolonisation qui l’a fait connaître car il est une caractéristique chez les lecteurs : la censure en général augmente la curiosité du public. Son livre n’était même pas sorti en 1972 que la France, encouragée par l’Etat camerounais, interdisait sa vente. C’est à l’issue d’un procès qu’Alexandre Biyidi est sorti triomphant d’un bras de fer avec l’insidieuse attente franco-camerounaise et que son pseudonyme Mongo Béti s’est imposé dans le monde littéraire.

            L’une des histoires qu’il raconta relatait une de ses entrevues avec un journaliste français qui s’étonnait du fait qu’il ait pu écrire autant de livres et ne soit pas connu. Face à cela Mongo Béti lui rappela que c’est à cela que la censure consiste. Cette censure a été tellement nuisible à son égard que même au Cameroun on ne le lit que très peu finalement. Certes son roman Ville Cruelle est utilisé dans le système scolaire camerounais mais il est très probablement l’un des moins « subversifs » (en réalité critique) du régime Ahidjo-Biya. Comme il le soulignait dans La France contre l’Afrique : retour au Cameroun (1993), même dans sa ville d’enfance à Mbalmayo, la seule librairie sur place n’a pas un seul exemplaire de ses écrits… C’est comme si on ne pouvait trouver aucun livre de Jules Verne à Amiens, ou de Molière à Paris ou encore de Shakespeare à Stradford-upon-Avon !

            Et pourtant il a laissé derrière lui une œuvre tout simplement colossale, autant par le nombre et la diversité des écrits (romans, essais, articles, etc.) que par la qualité de la langue employée.

  • Sans haine et sans amour, 1953.
  • Ville cruelle, 1954
  • Le Pauvre Christ de Bomba, 1956.
  • Mission terminée, 1957.
  • Le Roi miraculé : chronique des Essazam, 1958.
  • Main basse sur le Cameroun: autopsie d’une décolonisation, 1972
  • Les Procès du Cameroun : autopsie d’une décolonisation, 1972.
  • Perpétue et l’habitude du malheur, 1974.
  • Remember Ruben, 1974.
  • Peuples noirs, peuples africains (revue), 1978.
  • La Ruine presque cocasse d’un polichinelle : Remember Ruben 2, 1979.
  • Les Langues africaines et le Néo-colonialisme en Afrique francophone, 1982.
  • Les Deux Mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, futur camionneur, 1983.
  • La Revanche de Guillaume Ismael Dzewatama, 1984.
  • Lettre ouverte aux Camerounais, ou, La deuxième mort de Ruben Um Nyobé, 1986.
  • Dictionnaire de la négritude avec Odile Tobner et la participation de collab. de la revue Peuples noirs - Peuples africains, 1989
  • La France contre l’Afrique : retour au Cameroun, 1993
  • L'Histoire du fou, 1994.
  • Trop de soleil tue l’amour, 1999
  • Branle-bas en noir et blanc, 2000.
  • Africains si vous parliez, 2005

 

            Né en 1932 à Akometam, près de Mbalmayo et du fleuve Nyong, il fit partie de cette génération d’intellectuels camerounais formés dans les écoles missionnaires françaises du Cameroun et qui achevèrent leurs études en France. Il y resta car sa plume était une menace pour le régime autoritaire d’Ahmadou Ahidjo. Cela est d’autant plus clair que c’est lorsque le régime de parti unique instauré par ce dernier s’effrita qu’il revint s’installer au Cameroun, en 1991.

 

L.K
A bientôt pour une présentation de quelques-uns de ses livres... 

 

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