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2011-02-10T22:45:00+01:00

AFRICAN PSYCHO - Alain Mabanckou

Publié par

 

A Propos du livre:

 Grégoire, un jeune mécanicien congolais vit dans les bidonvilles de Brazzaville, dan le quartier «Celui qui boit de l'eau est un idiot».
Comme tant d'autres, il est pauvre et noit ses soucis dans l'alcool....
Ses soucis? Le mot mérite d'être souligné car ceux de Grégoire ne sont pas tout à fait ceux du commun des mortels: manger, boire, mettre de l'argent de côté, avoir sa propre maison, fonder une famille.
Chez Grégoire, les 4 premieres activités vont vers un tout autre but: devenir le digne héritier du héros de son adolescence et de son âge adulte, voire même de son enfance, le grand Angoualima.
Abandonné dans la rue et pris en charge par l'asistance publique, il est confié de famille en famille, d'une maltraitance à une autre..

 

Cette adversité, le jeune mécanicien en a fait sa force, de même que son admiration pour Angoualima, avec qui il partage un passé d'enfant ramassé.
De petits larcins en agressions ratées, d'apprenti à As de la mécanique auto, le garçon à la tête carré, qui se qualifie lui même de laid, est devenu un homme qui peut ne compter que sur lui -même … et sur le grand Angoualima, leitmotiv et fil conducteur de sa vie et de cette histoire.

      Grégroire découvre les exploits d'Angoualima par presses et médias interposés dans son adolescence. Très vite, il est fasciné par le personnage, un tueur en série qui sème la terreur dansBrazzaville et règne sur le quartier de «Celui qui boit de l'Eau est un Idiot ».Angoualima est la terreur des commissaires, des journalistes et journaleux; gare au mot de travers sur lui, on pourrait retrouver la tête de l'auteur sur une plage.
Autant dire qu'il anime la rue congolaise entre horreur et fascination; Même les criminels de «Celui qui boit de l'Eau est un Idiot» arrettent leurs activités de peur qu'on n'accuse Angoualima et que celui ne se venge sur eux de la méprise (j'exagère à peine le texte).

Mais voilà, Angoualima finit par disparaître, suicidé. Grégoire désespéré décide de perpétuer en forme d'hommage l'oeuvre du maitre.

Le roman suit ses préparatifs aussi bien mentales que matérielles du jeune homme vers sa quête, celle de la victime parfaite pour rendre hommage à Angoualima et au quartier qui fut son domaine «Celui qui boit de l'Eau est un Idiot». Tuer une prostituée, symbole vivant de la corruption de la ville, lui apparaît comme le meilleur choix. Cette victime,il finit par la trouver un soir de beuverie, en la personne d'une pute d'un soir: Germaine.
Il s'ingéniera donc dès lors à la prendre dans son filet amoureux et à la ramener chez lui pour pouvoir mieux mettre à exécution son génial projet expliqué sur un chapitre entier du roman : «Tuer Germaine».
Y réussira-t-il et trouvera-t-ilgrâce aux yeux de son maitre ? Il faut attendre les dernières lignes du roman pour le savoir... Je vous laisse lire.  

 

L’avis de J’aime la littérature Africaine

A qui attriburiez-vous l'expression «J'ai dû me battre pour finir ce livre»?

  1. A l'écrivain torturé, perdu dans les méandres de la création et pour qui chaque mot couché sur le papier est un accouchement par voie basse de triplés?
  2. A l'agent de l'écrivain qui, persuadé du génie de sa découverte, court les éditeurs et tente de façonner un packaging attractif pour l'oeuvre du maître.
  3. Au lecteur ayant reçu le livre en cadeau et aurait mauvaise conscience à l'arrêter en cours de route.
Les deux premières réponses ne sont pas les bonnes. ET pourtant toute la matière y est:
  • Un Congo vu de l'intérieur et non pas des rives de Château Rouge.
  • Une plongée dans le temps, les années 80 peut être, mais la connaissance me manque pour situer les références culturelles et temporelles foisonnates dans le livre.
  • De la culture populaire, des expressions en Lingla dont je comprends enfin le sens (merci l'auteur! )
  • Un langage cru, presque vulgaire, loin de la recherche un peu trop poussée que l'on retrouve parfois chez les écrivains afro-francophones.
Hélas, 4 mois entre la première et la dernière page d'un roman qui j'en suis sure n'en fait pas 150!
L'auteur regarde son héros, le moque, ne l'aime pas et ne nous donne pas envie de le suivre. On a connu des serial killer de roman plus fascinants.
Le rythme est lent, les disgressions trop nombreuses pour un livre si court; on peine à rentrer dans l'histoire. La perversité de Grégoire ennuie plus qu'elle ne dégoute; pire, elle nous glisse dessus.
Comme si le héros était en toc depuis le début; en toc sa vie d'enfant des rues, en toc ses larcins et sa fascination pour Angoualima. En toc même Angoualima!
Rendons lui tout de même un peu justice à ce roman. Les descriptons de la vie à «Celui qui boit de l'Eau est un Idiot» sont saisissantes de vie, de cruauté et de vérité. Et puis il y'a là un talent certain pour jouer avec les mots de la rue congolaise.
Et même, le dénouement a quelque chose de savoureux que l'on n'attendait plus du tout. Peut-être parce que...c'est la fin?

 

En fait, American... Euh non African Psycho est un roman très court et je suis étonnée d'avoir pu en faire un résumé si long, qui a (presque) l'air … plus intéressant que le livre (je retire ce que j'ai écrit, présomptueuse créature! ). Signe peut-être qu'avec du recul j'ai retiré plus de mtière du livre que je ne le pensais au début?

Dans ce cas je le relirais peut-etre pour 2eme avis...En tout cas pour être sure de ne pas jeter un auteur aux orties si facilement je m'attaque dès la fin de semaine à «Mémoires de porc-épic»du même auteur SANS A PRIORI ...

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